Sociétés racinées
C’est une vie d’avant en une jungle de siècles racinés
Prospérité égarée devinée réinventée qu’en nos rêves
Malheurs à inscrire qu’en contours d’une vie imaginée
Aucun bruit de vie peut engendrer au silence une trêve
Un peuple absent d’une terre verte devenue secrète
Inventaire à faire d’une époque pour toujours révolue
Un arbre royal en protecteur de ces ruines se décrète
Point n’est utile qu’un autre peuple s’y trouve reclus
Hommes d’aujourd’hui en prison dans leurs arrogances
En impossible dialogue entre lui et ceux disparus
Viol organisé d’une civilisation jamais en délivrance
Destin remisé dans la mémoire de ceux ici abattus
Visiteurs confus en contraintes comptables de la mort
A pas comptés dans un retour en arrière pour savoir
Intrus désoeuvrés dans des absences de remords
Pourvoyeurs d’envies du besoin de vouloir savoir
Peuple sans autre linceul qu’une verte folie touffue
Certitudes humaines stériles dans un mystère obscure
Traduction des ruines en histoire d’un peuple vaincu
Rêve vain d’offrir vie à civilisation à jamais en ratures
Aujourd’hui nous ici à la racine de siècles qui viendront
Acceptons de ces vestiges une vraie leçon d’humilité
Un jour dans cent siècles d’autres nous inventerons
Car temporelles sont nos sociétés d’autres héritées
Merci Sylvia, je suis très sensible à ta réaction et bien entendu au commentaire sur ce poème. Je sais que nous nous comprenons et cela me touche beaucoup. Je te souhaite sous votre chapiteau de beaux moments de bonheur partagés avec tous ceux qui vous rendent visite et qui peuvent avec vous rêver. Bon succès, je t’embrasse, amitiés de Metz, Marc.
Bonsoir Robert, pourquoi je ne suis pas du tout étonné de ta remarque ? oui, dans le temps de l’infini humanité, nous ne sommes pas plus forts et résistants que la nature l’est ! En effet, cet arbre est en même temps protecteur mais aussi effaceur de ces vestiges d’une civilisation ancienne et disparue, ce que sera la notre dans l’histoire du monde dans des centaines de milliers d’années ! Dans le temps du temps des temps passés et à venir nous ne sommes rien ! Dans le temps du temps présent, là nous sommes uniques et temporels ! Merci de ta visite, amicalement, Marc.
Chère Lmvie,
Je t’envie presque de savoir si simplement retenir de ce que j’écris l’essentiel… Oui, nous nous comprenons, c’est un mystère qui me touche et me fascine de plus en plus. J’aime cela aussi. Marc, je t’embrasse très fort, je te dis à bientôt amie.
Tendresse, Minuimivie
Minuimivie, ce commentaire traduit aussi ce que m’inspire cette photo, j’aime beaucoup lorsque quelques mots réussissent à dire mille fois plus de choses que cela n’en a l’air. Je t’en remercie très amicalement, je t’embrasse, @ bientôt. Marc.